Agnès, 43 ans . Paris (75)

Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’être avec Agnès, à Paris. Agnès est une amie de longue date, je la connais donc bien. Mais en réalité nous avons toujours à apprendre de l’autre, toujours un nouveau petit morceau de son univers à découvrir. Alors j’ai eu envie d’interviewer mon amie. Je suis très heureuse de vous partager aujourd’hui ses confidences optimistes.

Bonjour Agnès !
Alors, dis-moi, dirais-tu que tu es de nature plutôt optimiste ou pessimiste ?

« Plutôt optimiste. Si je prends le regard que l’on porte sur moi au boulot par exemple, on me reproche d’être trop optimiste, de voir toujours le bon. Je me souviens d’une remarque que l’on m’a fait un jour : « Ah toi, t’as vraiment de la merde dans les yeux !». Cela m’a marqué. C’est donc souvent un reproche que l’on me fait d’être positive. Au début, je me suis remise en question, maintenant, au contraire, je l’assume.
C’est vrai que naturellement, je vois toujours le bon chez l’autre, je comprends pourquoi la personne agit ou réagit de telle façon. J’espère toujours le bon. Même quand la situation est compliquée, je vais toujours faire en sorte de trouver les 10% de positif.
Au niveau global, je ne sais pas si je suis optimiste. Les informations sont très dures, les décisions politiques sont prises uniquement par rapport à l’argent. Mais je réfléchis à ce que je peux faire à mon niveau car c’est ce qui me porte. »

Qu’est-ce qui t’a permis de développer cette vision positive ?
«Je tiens cela de ma mère. Elle a cette capacité naturelle à toujours voir le bon, notamment chez l’autre. Grâce à elle sans doute, depuis que je suis enfant, je suis ébahie par la vie. Je reste époustouflée de tout ce que nous sommes capables de faire. La magie du corps humain par exemple : pouvoir marcher, courir, faire du vélo. J’ai toujours eu cet émerveillement en moi. La prise de conscience que cela vient de ma mère est très récente et m’a été apporté par une remarque d’une tierce personne sur ce comportement « positif » de ma mère. C’est ce qui m’a fait tilter. »

Y-a-t-il des choses parfois difficiles pour toi, au quotidien?
«De savoir qu’à tout moment, tout peut basculer et que « ça n’arrive pas que chez les autres ». La crainte permanente de perdre un de mes proches, parents, frère, ami(e)s, enfants…, la vieillesse de mon entourage… d’autant plus que j’ai toujours eu une relation très fusionnelle avec ma famille. Cette obsession occupe ma première pensée de la journée et la dernière. Elle est omniprésente depuis ma plus tendre enfance. »

Qu’est-ce qui t’aide, dans ces moments là ?
«Je prie. Je ne demande rien, mais je parle avec les gens que j’aime et que j’ai perdus. Je les fais vivre et cela m’apaise. Et puis au quotidien, j’ai besoin de savoir que les gens que j’aime vont bien et sont heureux. Alors pour ça, je leur passe un p’tit coup de fil, pour me rassurer. »

Quel serait ton grand kif, ton rêve XXL ?
«L’osmose entre les gens que je fréquente et que j’aime. J’essaye d’apporter ce que je peux aux gens. Je rêve de voir ma famille et mes amis heureux, qu’il puisse y avoir de bonnes relations apaisées entre eux, que l’on ne se gâche pas des moments précieux avec des tensions. Qu’ils aient conscience du bonheur de l’instant et qu’ils puissent en profiter. »

Confidences optimistes 2 Agnès

Si tu avais une baguette magique, quel vœu ferais-tu pour toi ?
«Pouvoir être plus forte, accepter que la vie a un début et une fin. Que ça ne me gâche pas la vie au quotidien. Mon rêve serait de croire en la réincarnation alors peut-être ☺ ! »

Et quel serait ton vœu pour le monde ?
«Que chacun puisse prendre conscience de la chance d’être en vie et profiter ainsi de chaque moment. J’ai toujours été marquée par la joie de vivre de gens qui ont si peu, comme les vendeurs de tongs en pneu recyclé sur les plages brésiliennes. Ils affichent un sourire et une joie si profonde !
Mon vœu serait donc que nous n’attendions pas qu’une maladie, un drame vienne nous toucher pour prendre conscience de la vie, mais que nous en profitions tous dès maintenant !
Repérer au quotidien ce que j’appelle les « MMJ », les meilleurs moments de la journée ☺. »

Nous finirons cet échange par une dernière confidence, comme une conclusion à ce beau moment de partage :

Je pense que l’on est là pour quelque chose, une mission à accomplir. Si tu as la chance de savoir ce pour quoi tu es là, c’est là où tu réussis de grandes choses !

Merci beaucoup Agnès de t’être prêtée, avec beaucoup de sincérité et de cœur, à ce partage authentique.