Monique . Le Touvet (38)
Monique, une amie rencontrée au cours d’une formation de danse a accepté de se prêter au jeu de mes questions. Cela a été un bonheur de l’interviewer, et je l’en remercie.
Bonjour Monique et merci pour cette interview !
Alors pour commencer, dirais-tu que tu es une personne plutôt optimiste ou pessimiste ?
« Je dirais que je suis quelqu’un de plutôt optimiste. »
L’as-tu toujours été ou est-ce quelque chose que tu as développé ?
« Je crois que j’ai toujours eu un fond optimiste. Plus jeune, j’avais déjà un élan, une curiosité ouverte vers le champ des possibles. Face aux difficultés, je ne baissais jamais les bras. Mes parents ont vécu des choses difficiles à leur époque. Je crois qu’ils m’ont, d’une certaine façon, transmis cet optimisme.
Dans mon métier, en tant que soignante, j’ai accompagné l’humain. J’ai été confrontée à des situations parfois dramatiques. Cela m’a aussi appris à accueillir ce qui est là, dans l’instant. »
Y-a-t-il des choses parfois difficiles dans ta vie aujourd’hui ? Et si oui, acceptes-tu de nous le partager ?
« J’ai un challenge qui me tient à cœur en ce moment ! J’ai commencé l’écriture de mon histoire que je souhaite transmettre à mes enfants. J’ai besoin, pour cela, de remonter sur plusieurs générations, plonger au cœur de mes racines et partir découvrir la vie de mes ancêtres. C’est une façon de les honorer. Même si j’aime l’écriture, j’ai conscience que cela va me demander du temps et de la structure. C’est un projet d’envergure, je n’en suis qu’aux prémices et il va me falloir persévérer pour le mener à bout ! »
Qu’est-ce qui selon toi peut te permettre de le mener à terme ?
« M’extraire parfois de mon quotidien pour me consacrer pleinement à l’écriture, car jusque là, je n’ai pas réussi à écrire chez moi.
Trouver de nouvelles occasions de partir seule, quelque part, m’isoler à la campagne ou simplement passer la journée à la terrasse d’un café sur le plateau des petites roches, au-dessus de chez moi. J’aime me créer ces espaces précieux d’« extra-quotidien », comme j’aime les appeler. À travers ces escapades, je vis des expériences, je sors des sentiers battus et vis quelque chose de nouveau. Cela me donne un sentiment de liberté et une forme de confiance qui m’aident à écrire. Pour réussir, je souhaite quitter l’exigence d’une date, me dire que cela prendra le temps nécessaire sans me mettre de pression. »

Ces escapades me donne un sentiment de liberté et une forme de confiance qui m’aident à écrire.
As-tu un grand rêve ?
« J’ai toujours rêvé de partir en voyage. Je rêve d’avoir un van pour traverser la France par tous ses coins et recoins. Prendre les départementales et aller rencontrer les gens dans les villages, écouter leurs vécus et parler de la vie et du bonheur. J’aime cette idée de voyager avec le strict minimum, de pouvoir m’arrêter au gré de mes envies. En chemin, je pourrais faire du woofing*, en proposant mon aide dans les fermes.
Je donnerai rendez-vous aux personnes que j’aime pour venir faire un bout de chemin avec moi. Et en route, j’écrirai des histoires à partir de ce que j’observe. »
Si tu avais une baguette magique, quel vœu ferais-tu pour toi ?
« Avoir le van qui me permettrait cette liberté ! »
Et quel serait ton voeu pour le monde ?
« Que chacun abandonne un peu son ego et ses intérêts personnels, pour davantage de lien et d’action collective. Qu’il n’y ait plus de violence, mais de l’entraide, le respect des êtres humains, des animaux et de l’environnement. »
Merci beaucoup Monique pour ton partage. J’avoue que ton rêve raisonne fortement en moi 🙂 !
* woofing : il s’agit d’offrir son aide quelques heures par jour dans une ferme biologique, en échange du gîte et du couvert.




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